LES LAPIDIALES ET SES SCULPTURES

 

Pied de nez

SUITE A DES PROBLEMES TECHNIQUES LA PAGE EST DESORMAIS SUR MON BLOG

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LAPIDILAES ETE 2010Clin d'œil

 

LAPIDIALES ETE 2011Clin d'œil

 

 

 

 

LES LAPIDIALES


PORT D' ENVAUX EN CHARENTE-MARITIME.

 

 

 

 

 

 

"Lieu magique dans la pierre de Crazanne

où des sculpteurs de tout horizon

viennent démontrer leur art et laisser leur trace

à jamais dans cette pierre."

 

 

Ce site abrite de véritables chef-d'oeuvres très inspirées  de toutes nationalités. Pourquoi ce lieu est-il magique?


Libre d'accès et situé dans un site naturel, petits et grands, amateurs d'art ou béotiens, chacun peut flâner à sa guise le long des parois, à l'intérieur des falaises et s'émerveiller devant ces sculptures qui racontent une histoire, livrent des émotions, mais où chacun reste libre de se l'approprier à sa façon. Des thèmes sont proposés aux artistes qui déterminent leur projet pour ensuite le concrétiser sur une surface qu'on leur attribue. Ils doivent s'adapter à l'espace offert pour créer leur oeuvre et transmettre leurs émotions. Un vrai défi en soi. La pierre de Crazanne est une pierre douce, tendre et parfois friable qui fut énormément exploitée en France pour construire de grands édifices tel que Fort Boyard.


THEME DE "L' ABÎME A L' AZUR"


    Patrick Vleck , République Tchèque, 2003

 

  Eric  Stambirowski, France, 2002

 

THEME "DANS LE VENTRE DU MONDE"


    Hugo Battistel, France, 2005

 

    Joël Thépault, France, 2006 / 2007.

 

     Alfredo Pecile, Argentine, 2008.

 

THEME DE "PLANETE TERRE ET VIE"


Bruno Fleurit, France.

Babacar Niang, Sénégal, 2008.

 

  Tutu, Inde, 2008.

 

THEME DE "L' IMAGINAIRE DU FLEUVE"


Antonia Miralles, Espagne, 2004.

Raùl Cortes Castaneda, Colombie, 2006.


 

Ce lieu est magique aussi car il est en perpétuelle évolution, car à chaque artiste invité, les parois s'animent, se transforment et nous transmettent des histoires. Pendant l'été des artistes sont toujours présents et nous pouvons les voir travailler, chose rare dans le monde des arts. C'est un lieu convivial, chaleureux où on échange beaucoup entre visiteurs mais aussi avec les artistes.

 


C'est ainsi qu'en Août 2010, trois artistes étaient présents, deux sculpteurs africains du Zimbabwe et une sculptrice portuguaise.


Les deux sculpteur d' Afrique sont en fait deux frères qui ont déjà un beau parcours de niveau international.


L'aîné, Tapiwa Chapo, 36 ans est déjà venu aux Lapidiales  en 2006 où il a oeuvré sur le thème "L'imaginaire du fleuve". Sa sculpture témoigne de l'histoire du peuple Tonga lors de la présence britannique qui construisit un barrage sur le Zambèze et qui firent face à l'esprit du fleuve "Nyami-Nyami".

 

 


En fait en 1950, les britanniques décidèrent de construire ce barrage sur le Zambèze

sur un rocher appelé "Kariba"  qui vient du mot "Kariva" qui signifie "piège".

En effet quiconque s'approcherait du rocher, serait entraîner dans le fond de la rivière sans jamais en revoir la surface.

Ainsi ce barrage "piègerait" les eaux du fleuve et en découlerait un lac artificiel qui porterait le nom "Kariba".

Mais ce fleuve est habité un dieu, Nyaminyami qui protège le peuple Tonga (ils quittèrent les rivent du fleuve sachant que leur dieu ne laisserait pas les britanniques construire leur centrale hydro-électrique)

  et la construction de ce barrage l'aurait séparé de sa compagne.

Ainsi l'esprit masculin est resté dans le fleuve alors que l' entité féminine dans le lac.

Détruire ce barrage n'était que la solution pour qu'ils se réunissent.

C'est ainsi que le barrage fut souvent détruit  par Nyaminyami.

C'est lorsque les Tongas acceptèrent de parler aux britanniques que leur dieu cessa de les tourmenter.

 

 

 

 

 


 


Tapiwa Chapo doit repartir en Espagne pour un autre projet lors d'un festival de reggae où il doit sculpter sur le thème "Peace and Love".

Son site: www.myspace.com/tapiwavisions.com

 

Son frère, Richard, 31 ans, travaille sur le thème "Terre Planète Vie". Il a choisi d'évoquer l'évolution de l'homme en s'inspirant donc de la théorie de Darwin. Cliquez sur les photos pour voir l'évolution de son travail.

 

 

 

 

      

  

 


Je reviens le 25 Septembre (3 semaines plus tard) et voici l'oeuvre achevée:

L'oeuvre dans sa totalité:

 

 



Son site web: http://www.myspace.com/richavisions

 

Ainsi tous les deux viennent du Zimbabwe, (signifie la maison de la pierre) pays où ils ont appris la sculpture. Tout d'abord Tapiwa lorsqu'il était enfant, son oncle sculpteur, pendant les vacances l'enmenait à la campagne et lui donnait des cours de sculpture. Ensuite Richard suivit les pas de son frère.  Dans leur pays entourés de pierres, roches ils purent s'exercer, trouver  leur inspiration et parfaire leur art. Maintenant il transmettent leur passion et sont heureux de la partager avec les visiteurs.

 

La troisième artiste, Sandra Borges qui vient du Portugal .

Perchée sur son échaffaudage, elle travaille sur le thème "de l'Abîme vers l'Azur". Ainsi son projet est de sculpter une main qui sort du rocher. A l'origine, elle voulait faire une main sortant du sol dans une position horizontale, mais sur le site pour qu'elle concrétise son oeuvre, la paroi la plus appropriée l'oblige à revoir son dessein. Ainsi, sa main ne devrait pas sortir du sol, mais du rocher dans une position plus verticale. C'est un vrai défi: s'adapter aux angles de la roche, définir les volumes des doigts, la position ainsi que le pouce (visible par les traits dessinés au charbon de bois).  

 

 

Aujourd'hui 25 Septembre (3 semaines plus tard):

La sculpture a bien évolué.

 

 

Les dernières phalanges s'agrippent à cette pierre agréable à travailler. Cette main peut évoquer tant de choses: le cerveau pense et la main exécute l'idée. Tel est l'art du sculpteur et de l'artiste. La main permet le contact et transforme, façonne son environnement.

 


Ici cette main sort de l'abîme, surgit vers l'azur pour s'agripper à cette pierre. Qu'évoque t-elle? La force? L'énergie de la vie? L'énergie créatrice? Que fait cette main? S'occroche t-elle à la vie? Osculte t-elle ce corps pierreux dans le but le sculpter, de lui donner vie? Une mise-en -abîme? Jeu de mots jeu de mains...

Une main mystérieuse....

 

Son site web: http://www.cadernografico.wordpress.com

 

Les Lapidiales en ce mois de Septembre voient s'atteler deux autre artistes français.

Gérard Queheillalt, de Bordeaux s'attaque au thème de "L'Abîme vers l'Azur" sur une paroi qui fait face à la "Main" de Sandra Borges.

 

 

Au creux de la roche on y voit une sainte montant les escaliers.

 

 

Cette une oeuvre empreint de spiritualité: l'ascension vers la lumière divine. Escalier sans fin qui se dessine dans la pierre blanche, nous interpelle sur notre propre quête de la connaissance sur soi. Est-ce que cette sainte accomplira sa mission. Cette progression vers le savoir, la connaissance de soi va t-elle aboutir à la vérité, la transfiguration?


Cette sculpture a dû présenter beaucoup de difficultés à Gérard Queheillalt pour dégager cette roche autour de cette femme pour qu'elle se détache bien de la pierre et ensuite donner l'illusion d'un escalier sans fin ou qui termine son ascension dans l'Azur, la lumière divine.


Son site web: http://queheillalt.blog4ever.com/

 

Le second artiste, Alain Vandenbrouck, travaille sur le thème du temps.

 

 

Il a choisi de nous faire plonger dans l'imaginaire des mythes et légendes gréco-romaines. C'est ainsi qu'il s'inspire de Chronos et Kronos. Et oui, il ne faut pas confondre les deux!

Kronos est le roi des Titans et le père de Zeus. Kronos épousa sa soeur Rhéa et n'oubliant pas la prophetie de ses parents, il dévora chacun de ses enfants sauf le dernier que Rhéa a réussi à cacher sur Crète. Cet enfant épargné est Zeus.

Chronos, le dieu du temps, apparait sous les traits d'un serpent à trois têtes (une d'homme, une de taureau et une de lion), enlacé avec son épouse Ananké (déesse de la nécessité et de la fatalité) autour du monde-oeuf. 

Par ailleurs "Ananké" était une inscription sur une pierre de la Cathédrale de Notre Dame de Paris qui inspira le roman eponyme de Victoor Hugo.

Ainsi Alain Vanderbrouck va s'inspirer de ces deux mythes pour sa sculpture absolument colossale. La paroi qui s'oriente nord sud va lui permettre de jouer avec la lumière et les différentes couches de silex et calcaire.

A la base, s'ouvre une cavité qui invite déjà au rêve, au voyage dans le temps (souvenirs de nos lectures d'enfance...) où est suspendu cet oeuf avec des vestige d'un temple qui rappelle le site de Pétra. Cet oeuf fait référence au monde-oeuf. Chronos et son épouse Ananké entourait cet oeuf qui renfermait la matière cosmique. Ainsi ils créèrent l'ordre de l'univers (terre, ciel et mer).

 

Au-dessus on voit apparaitre un gros Sphinx, un serpent et l'ébauche de Kronos, le père de Zeus.


Sur la gauche, se dessine une spirale pour symboliser le temps et l'inscription "ANANKE", inscription qui fut gravée à la main  dans un recoin obscur de l'une des tours de la Cathédrale de Notre Dame de Paris. Victor Hugo s'interrogea sur les raisons qui poussa cette personne à graver ce nom qui renferme un sens lugubre et fatal.

 

L'oeuvre d'Alain Vandenbrouck va fourmiller de détails parmi ces larges motifs. On y voit déjà des détails de motifs architecturaux qui rappellent la Grèce Antique, les habitations troglodytes.

  

Son oeuvre sera aussi bien un voyage dans le temps que dans l'imaginaire...

 

Pour terminer, une oeuvre collective sur un bloc par plusieurs artistes dont les frères Chapo et Sandra Borges.

 

Sur les lieux vous y verrez un four quelque peu original pour y cuire vos poteries et céramiques:

 

LES LAPIDIALES ETE 2011

 

 

 

En ce début d’été, Les Lapidiales sont en pleines mutations suite à l’accomplissement de l’œuvre de Sandra Borges et à l’arrivée d’un nouveau sculpteur qui s’affaire entre la sculpture de Gérard Queheillalt et celle de Sandra Borges. Un couple de sculpteurs qui était présent deux années auparavant termine une œuvre monumentale.

 

 

 

Ce nouvel artiste, Yasuchi Hori qui puise ses origines dans le Vietnam et le Japon sculpte la pierre calcaire entre « La main » de Sandra Borges et la sculpture de Gérard Queheillalt. Le thème est « De l’abîme vers l’Azur ».

 

 

La surface calcaire révèle de jour en jour les formes d’un homme et d’une femme formant un cercle pris dans un tourbillon au-dessus duquel une main divine se tend vers eux.

 

Yasuchi Hori s’inspire aussi bien des croyances occidentales que de la philosophie orientale : l’élévation spirituelle insufflée par un air mélodieux provenant d’une musicienne….

 

Ce cercle nous fait de suite penser au Yin et au Yang, deux élément qui semblent s’opposer dans notre culture occidentale, mais qui se complètent dans la pensée orientale. L’un ne peut exister sans l’autre. On ne peut concevoir ou être conscient de l’existence de l’un , si l’autre n’est pas.

 Comme on ne peut prendre conscience de la musique, si le monde n’est que silence, tel est le processus de la vie, de la naissance pour concevoir l’idée de la mort, de la fin. Sortir de l’obscurité pour aller vers la lumière.

 Yasuchi apprécie ce site loin des bruits de la ville, et aime travailler à la main, sans les machines bruyantes qu’il utilise habituellement. C’est dans le calme et la sérénité qu’il met en forme sa vision du monde.

 

Voici la maquette de son projet. Il m'explique l'écoulement du temps, la présence du soleil qui engendre la vie, la main divine de dieu qui sera représentée comme la main de Boudha (mélange de symbolique orientale et occidentale), une muse ailée ... tel un ange... 

 

Maquette du projet

 

Si vous voulez en savoir plus sur son travail voici le lien pour son site web

http://www.geocities.jp/horiyasushi/


Puis dans un espace peu facile d’accès un couple de la Russie termine leur œuvre qui se situe près de la partie « Dans le ventre du monde ».

 

 

Juchés sur leur échafaudage, ils complètent leur œuvre : deux formes humaines, le masculin et le féminin qui apportent l’idée de l’élévation spirituelle vu l’emplacement de la sculpture.

Ces deux artistes, Tina Dusavitskaya et Yuri Tkachenko, très investi dans le monde de la sculpture et des symposiums à l’échelle internationale oeuvrent sur l’idée des contraires dans cette carrière des Chabossières.

 

PAORA TOI-TE-RANGIUAIA

 


 

Paora TOI-TE-RANGIUAIA de Nouvelle-Zélande nous propose une sculpture sur la création de son monde par le biais d’une représentation mythologique de son peuple Maori. Sur le thème de l’abîme vers l’Azur, Paora « habille » la pierre de Crazanne du mythe de la création de l’univers.

Ainsi la femme à gauche représente Hine-nui-te-po (La grande Dame de la Nuit) est la déesse de la nuit et de la mort dans la mythologie maorie.Elle règne sur l'au-delà. C'est la fille de Tāne, qui fuit dans l'au-delà lorsqu'elle dut prendre conscience qu'elle était mariée à son père. (A l'origine, on croyait que le dieu Tane avait offert au genre humain trois paniers de connaissance -Ces paniers contenaient les récits de la création, des instructions concernant la magie etc.)

   

 Tous les enfants de Rangi et Papa, les parents divins (le père Ciel et la mère Terre : le mariage de ce couple céleste a produit les autres dieux, ainsi que toutes les formes de vies sur Terre) étaient mâles. C'est Tāne qui le premier ressentit le besoin d'une femme. Sa mère lui montra comment il pouvait former une femme à partir de terre rouge. C'est ainsi que Tāne insuffla la vie à Hine-ahuone (nez contre nez : inspirant et expirant forces, vertues…), la femme-issue-de-la-terre, et il dormit avec elle. Leur enfant fut Hine-ata-uira,( fille-de premier rai de lumière) , et Tāne prit cette fille pour femme.

 

 

Un jour, alors que Tāne était parti, Hine-ata-uira se demanda qui était son père. Remarquant horrifiée que son époux est son père, elle fuit vers l'au-delà. Tāne la suivie et voulu la convaincre de revenir. Mais Hine, alors devenue Hine-nui-te-pō, déesse de l'au-delà, lui dit : "Retourne d'où tu viens et élève nos enfants. J'attendrais ici et les accueillerais." Ainsi Tāne revint sur Terre et Hine resta dans l'au-delà, où elle attendit après Māui, qui apporta la mortalité aux hommes et ouvrit la voie à l'infinie procession des mortels dans l'au-delà.

Paora doit revenir en 2013 pour achever son oeuvre en ajoutant des tattouages maoris sculptés.

 

Pendant ce temps-là, tout près, Alain Vandenbrouck continue sur cette grande parois sur laquelle on découvre désormais un visage de pharaon ainsi qu'une forteresse troglodytique qui rappelle Petra. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Commentaires (5)

Richard Chapo
  • 1. Richard Chapo (site web) | 20/08/2010
you know what its beautful yuo are so sweet
Sandra Borges
  • 2. Sandra Borges (site web) | 21/08/2010
Photographies super! Sera que je pourrait avoir une copie ?
martine
  • 3. martine | 21/08/2010
Merci Céline pour cette découverte des Lapidiales et bravo pour ton site qui met si bien en valeur le travail de ces sculpteurs... à bientôt!
LAFFARGUE
:o) " POURQUOI CE LIEU EST-IL MAGIQUE ? "


Bonne question ! J'en cherche encore la réponse ! lol

MAGNIFIQUES PHOTOS ! Bravo !!!
MerciBisou
luc
Bergereau
  • 5. Bergereau | 04/10/2010
Grand bravo et merci pour cet article vraiment très très très bien fait !!!!
Lieu magique c'est certain , ensorceleur même ......... pas besoin de chercher pourquoi , pour une fois laissons nous faire ......
Domy

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