RANDO TOUR DES DENTS BLANCHES

Rando : Tour Des Dents Blanches

Tour des dents blanches hte savoie ete 20141 

Départ : parking des Allamands  à 1105m d’alt.

Objectif : faire le Tour des Dents Blanches en 5 jours ½, mais la météo en décidera autrement.

 Jour 1

 Nous montons vers le refuge de la Golèse au milieu des pâturages et des vaches typiques de la région. Puis nous redescendons par le GR5 qui passe non loin du gîte d’étape « Chardonnière ». Nous remontons dans les pâtures en direction du col de Coux. Nous pique-niquons au passage en nous octroyant une courte sieste près d’un ruisseau. Nous repartons sous un soleil ardant, mais des nuages se profilent au-dessus des Dent Blanches.

En sueur nous atteignons le col où nous y admirons les sommets alentours, tel que La Haute Cime prévu pour le surlendemain. Mais le vent au col y est presque glacial et nous oblige à enfiler la Gore Tex jusqu’à la Croix d’Increne qui termine l’arête de Berroi qui offre une belle richesse floristique.

Nous redescendons la forêt où poussent de nombreuses amanites tue-mouches, mais dans la mousse mon regard s’arrête sur un petit cèpe bien frais, qui coupé en lamelles, nous ravira pour l’apéro.

 Jour 2

Nous sommes dans la forêt et il a plu en fin de nuit. Nous repartons sous le crachin qui se transforme vite en pluie interminable. Mais nous arrivons dans la vallée et décidons de nous arrêter à la cantine de Barmaz pour prendre le café en attendant une accalmie. Une bonne heure plus tard, la pluie redevient un léger crachin ce qui nous décide pour repartir, voyant que plus haut vers le col, une trouée semble se dessiner dans ce ciel bien sombre.

Nous remontons par le sentier et sur notre gauche une mer de nuage mêlée à de la brume recouvre la vallée de Champéry. Sur la droite nous surprenons un chamois esseulé près de la cabane de « Sous la Dent ». Nous arrivons au col pour basculer dans une autre vallée qui offre un paysage plus minéral avec des restes de glaciers qui se détachent des versants gris surplombés d’une masse de nuages qui confèrent à l’ensemble une atmosphère lugubre et envoûtante. Les cimes ont disparu dans ces nuages d’où semblent dégringoler des torrents en cascades sur toutes les faces et disparaître dans le néant.

Toujours dans un écrin de verdure ruisselant de pluie, nous descendons et arrivons à la hauteur d’un chalet et prenons à droite. Nous continuons jusqu’à une bifurcation. Pause pique-nique sous nos ponchos.

Puis le temps se gâte vraiment. La pluie devient incessante et le brouillard menace de nous engloutir. Nous remontons le sentier qui s’élève sur des passages raides et parfois vertigineux. Il faut s’aider de ses mains et de la chaîne qui nous assure. Le sentier fort escarpé se transforme peu à peu en un petit torrent. Nous progressons en mode canyoning. Enfin nous distinguons le pas D’Encelme avec sa passerelle. Une fois de l’autre côté sur un sentier qui suit en dévers des pâturages, tout devrait aller mieux jusqu’au refuge ! Mais la pluie nous pénètre de partout et nous arrivons devant un torrent dans lequel le sentier passe. Or, il a fortement grossi sous ces abats d’eau et son débit impressionnant et assourdissant nous oblige à redescendre pour trouver un moyen de le traverser. Puis il faut gravir une pente très raide et glissante pour retrouver le sentier. Une fois sur le sentier le calvaire est terminé. Mais le chemin n’est plus qu’un torrent qu’il faut remonter jusqu’au refuge de Susanfe. Quel soulagement une fois au sec avec un verre de vin chaud entre les mains !

 JOUR 3

Nous abandonnons l’idée de faire le sommet de la Haute Cime, car la journée s’annonce ensoleillée et que la journée suivante la météo reste incertaine. Ainsi nous décidons de passer la barre des Ottans qui n'est praticable que si les rochers sont secs. Nous laissons le refuge derrière nous, et traversons un paysage minéral ponctué de quelques névés au-dessus de nos têtes et atteignons le départ pour gravir les Echelles des Ottans. Passages vertigineux mais très bien équipés. Il est préférable que quelqu’un parte en éclaireur pour vous aider à passer les sacs à dos car le goulet est trop étroit à la sortie. Une fois en haut, on admire un beau paysage et nous poursuivons jusqu’au col où un névé surligne toute l’épaule. Le vent y est glacial. On redescend en suivant l’arête et pique-niquons. Puis nous continuons sur un sentier en balcon surplombé des dents blanches depuis lesquelles des bouquetins nous surveillent. Au loin sur la gauche le massif du Mont Blanc semble nous saluer derrière un nuage insolent.

De part et d’autres des espèces florales typiques nous accompagnent telles que les petites fleurs des Alpes et les gentianes pourpres. Nous arrivons près du refuge de Vogealle.

 Jour 4

Pluie et brouillard. Là nous décidons de redescendre et non de continuer vers le refuge suivant. Nous redescendons donc en direction de la vallée de Sixt Fer à cheval en privilégiant le chemin le plus long mais le moins exposé à cause de cette pluie incessante. Le sentier ruissèle et se transforme en « bouillasse » dans la forêt. Il faut préciser que cette vallée est très particulière car en forme de fer à cheval d’innombrables cascades jaillissent tout autour. Mais qui dit cascade, dit torrent. Ainsi avec ces pluies incessantes nous devons traverser ces torrents aux débits puissants et encore tremper nos chaussures. Ce massif calcaire est un cirque très prisé des touristes avec ces cascades qui déferlent de partout. Tout au fond de la Combe, nous franchissons une porte en bois et pénétrons « Le Bout du Monde ». L’atmosphère y est particulière avec ces nuages qui voilent les cimes et laissent en transparence quelques rochers et arbres délimitant ainsi les cieux de ce cirque calcaire dominé par deux glaciers, celui du Prazon et celui du Ruan. Après avoir franchi de nombreux torrents pour terminer ensuite par le pont de singe, nous arrivons à la cabane du Prazon trempés juqu’à l’os. Notre regard s’arrête sur une ardoise où le plat du jour indique : Tartiflette. En un rien de temps nous nous changeons avec le peu de vêtements secs qui nous reste et nous nous attablons devant une tartiflette généreuse en Reblochon et un verre de vin chaud pour nous réchauffer. Fin.

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