MASSIF NEOUVIELLE RANDO BIVOUAC

RANDO ITINERANTE AVEC BIVOUAC

SUR DEUX JOURS

DANS LE MASSIF DE NEOUVIELLE


 Par le CD FFME 17

 La réserve est soumise à une réglementation stricte notamment sur ce qui concerne le bivouac. Ainsi nous avons dépassé la limite de la réserve pour planter notre tente avant l’heure requise.

 Présentation du massif de Néouvielle.

 Les Pyrénées comptent 2 réserves naturelles : la réserve naturelle de Néouvielle et la réserve naturelle d’Ossau. Elles sont toutes les 2 régies par le Parc National.

La réserve de  Néouvielle fait partie de la vallée d’Aure et s’étage de 1800    mètres à 3091 mètres d’altitude au Pic de Néouvielle.

Les paysages de cette réserve se sont formés grâce à des phases successives d’érosion et de soulèvement pour former cols et brèches. Les glaciers quaternaires ont donné naissance à des cirques à fond plat, lacs et arêtes. Ces crêtes et l’orientation de ce massif vers le sud confèrent au massif un microclimat plus chaud et plus sec.

L’arbre qui domine est le pin à crochets (crochet qui termine chacune des écailles de son cône) qui pousse ici jusqu’à 2600m d’altitude et détient le record européen d’altitude.

En randonnant vous vous apercevrez  que sur des versants il y a beaucoup d’arbres morts. Mais cela ne témoigne en rien d’un dépérissement de la forêt. Le climat sec de Néouvielle induit naturellement un ralentissement de la décomposition du bois mort. Ainsi des pins peuvent rester secs sur pied pendant plusieurs années.

Lorsque vous randonnez dans ce massif, vous traverserez des landes de pelouses, rhododendrons, bosquets de pins. C’est un massif lacustre extraordinaire qui offre aussi une riche biodiversité floristique et faunistique et regorge de multitudes d’espèces d’algues et ¼ des espèces françaises de sphaignes.

Le milieu aquatique abrite 2 espèces endémiques des Pyrénées : le desman et le crapaud accoucheur (crapaud qui reste tétard pendant plus de 10 ans).

CARTE RELIEF DU MASSIF DU NEOUVIELLE

JOUR 1

 

Nous partons du parking du Pont de la Gaubie (1560m). Nous longeons le GR10 qui serpente dans les pelouses entre les torrents et les landes de rhododendrons encore fleuris. Nous montons jusqu’à la abane d’Aygues-Cluses où nous y feront une petite pause. Puis nous continuons hors sentier pour atteindre le col de Barèges. Là haut nous pique-niquons avec une vue imprenable sur deux vallées dont celle vers laquelle nous descendrons pour y installer notre bivouac.

Nous ascensionnons le Pic d’Aygues-Cluses (2620m) où les paysages sont grandioses de part et d’autre et la progression sur l’arête et rochers sous un ciel azur nous enchantent. Après la pause près du caïrn qui symbolise le sommet, nous redescendons vers la Hourquette de Nère et les laquets de Port Biehl. Les rhododendrons sont toujours présents et les laquets couleur turquoise et émeraude ne finissent pas de nous émerveiller.

Nous redescendons le long d’un torrent pour finir au lac de Coste Ouillère où nous installerons notre bivouac. Le lac est bien différent et presque asséché à cause d’une végétation envahissante où des poissons arrivent tout de même à survivre. Un ruisseau s’y jette, ce qui nous permettra de chercher de l’eau. La présence de la cabane en fer pourra nous servir de refuge au cas où un orage trop violent éclaterait. Mais des randonneurs sont arrivés un peu plus tard et s’y sont réfugiés.

Sur un pré surplombant le lac nous essayons de trouver un emplacement pour nos tentes entres les bouses de vaches encore fraîches et les petits rochers. Nous sommes bien espacés des uns et des autres. C’est l’heure d’une boisson chaude, puis le moment de faire de l’eau pour le lendemain et les repas. Après l’apéro, nous faisons notre petite cuisine et sommes déjà assaillis par des nuages de moustiques qui nous piquent bien à travers les vêtements.

 Comme nous sommes hors de la réserve nous décidons de faire un feu de bois pour nous réchauffer et chasser les moustiques.

A 11 heures nous sommes sous les tentes et la pluie commence à tomber et un orage éclate.

 

 

JOUR 2

 Lever 6 heures. On prend le petit déjeuner et refaisons nos sacs et démontons les tentes. Dans la vallée, un nuage de brouillard pointe son nez. 7H40 nous repartons et montons vers le lac Gourguet, lac supérieur, vallon d’estibère et col d’Aumar (2380m). De ce col nous avons vu sur son lac et le Pic de Néouvielle qui nous accompagnera ensuite pendant une bonne partie de la journée.

Nous redescendons vers le lac qui nous offre ses plus belles couleurs et nuances sous ce ciel bleu.

Puis nous montons au col de Madamète où d’abord nous ferons une halte près de son petit lac majestueux surplombé du Pic de Néouvielle. En haut du col nous ascensionnerons son Pic (2657m). Au sommet, une bonne quinzaine de lacs s’offrent à nous. Des océans de nuages blancs tapissent le fond de ces tableaux majestueux. Nous pique-niquons et redescendons au pied du col de Tracens en direction du lac de Nère. Le brouillard approche ce qui confère une ambiance bien mystérieuse lorsque nous passons les lacs de Tracens, de la Jonquère et d’Ets Coubous. Nous redescendons encore d’environ 350m  pour rejoindre la piste qui nous mène au parking.

 

Un weekend sportif mais bien enchanteur !

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