Parc de Néouvielle: Rando raquettes

 

PARC DE NEOUVIELLE

RANDO RAQUETTES

(Par le CD FFME 17)

 

 

L’objectif de départ était le Turon de Néouvielle (3035m), mais les conditions d’enneigement et l’arrivée massive de cumulonimbus nous ont freiné dans notre progression. Munis d’ARVA, pelles, sondes et d’un topo bien conçu nous ont permis de profiter d’un bon weekend dans ce parc naturel avec ses lacs et torrents. C’est la mi-Novembre et notre première sortie raquettes de l’hiver.

1 nuit dans le refuge de La Glère (non gardé pendant cette période, mais bien accueillant : poële à bois avec tas de bûches à l’extérieur, bouteilles de vin vides en guise de bougeoirs : prévoir bougies et frontales)

Départ de la rando :

 

 

         Nous laissons le véhicule en haut du chemin (camp de Rollot : 1560m) après le bon resto de « Chez Louisette », ce qui nous épargne la vallée. Nous montons au refuge par le chemin (raquettes sur le sac à dos) puis coupons à travers où nous chaussons nos raquettes.

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Après deux heures de marche, nous arrivons au refuge de La Glère : (2184m). Il est midi. Il fait beau et sec, mais il ya du vent et préférons pique-niquer à l’intérieur.

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  Ensuite nous partons en balade.

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Puis nous choisissons un endroit pour y effectuer des exercices de sécurité : recherche ARVA (appareil de recherche de victimes d’avalanches), et mise en place d’un « corps mort ».

Recherche ARVA : on enterre un appareil ARVA en mode émission entouré d’un textile dans un sac plastique. Puis une personne en mode réception effectue une recherche en se laissant guider par les fréquences de Bips… puis lorsqu’elle pense avoir trouvé l’emplacement, prend la sonde et si on perçoit l’objet enterré, prend la pelle et déterre l’ARVA.

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Mise en place d’un « corps mort » : cette technique consiste à se servir d’un objet tel que piolet, ski, bâton que l’on va enterrer, le tout attaché à une corde qui servira à la personne en difficulté de descendre en rappel en « S » sur une pente très abrupte. Ici on l’a fait sur une pente plutôt douce pour réviser les manipulations et essayer cette technique avec plusieurs objets : pelles, bâtons et piolet.

La pente qui a servi pour la mise en place:

 

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a) On creuse un trou, parallèle à la pente et une goulotte moins profonde mais perpendiculaire au trou et en son milieu. C’est par cette goulotte que passera la sangle reliée au piolet et à la corde de rappel (ici une corde de rando)

  b) On place le « corps mort » à l’horizontal la pointe plantée : ici un piolet dont on l’aura sanglé mousquetonné au trou de la pane (noeud d'alouette de la sangle au mousqueton). On rebouche le trou en tassant bien la neige.

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c) Ensuite au bout de la sangle on fait un nœud d’alouette pour y accueillir un mousqueton où on y attachera la corde de rando avec un nœud de cabestan. Le point d’ancrage est solide et la personne en difficulté peut descendre en rappel en « S ».

 La goulotte où passe la sangle permet au « corps mort » de ne pas faire levier et de ne pas être éjecté lors de la descente.

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La difficulté réside en la récupération du « corps mort ». Ainsi on peut mettre une cordelette ou une seconde sangle sur une partie « du corps mort » qui sera reliée au deuxième brin de la corde. Ensuite une fois en bas il faut trouver la bonne technique pour tirer et éjecter en douceur le « corps mort ».

  A la fin des exercices, nous repartons en balade pour commencer à faire notre trace pour le Turon : (on ne savait pas si on pourrait le faire car le vent était déjà fort et parvenait à bien nous déséquilibrer.)neouvielle6.jpg

  Il est cinq heures nous sommes de retour au refuge : c’est l’heure des boissons chaudes. Le froid se fait sentir, le vent hurle dan s les volets, on allume un feu. On installe les bougies et on fait une mise au point orientation-cartographie. 

  C’est l’heure de la préparation de l’apéro et de la confection de nos repas : pâtes, repas lyo, soupes…

Nuit à température douce ; ciel très étoilé donc clair, mais de grosses raffales.

 

 

 

Le lendemain : départ 7h 40. Le ciel est bien dégagé et il n’y pas de vent mais à l’ouest le ciel est crasseux et des cumulus ne demandent qu’à se former et se bousculer. La veille, des cirrus étaient présents ce qui annonçaient une perturbation.

  neouvielle7.jpgOn part vers le Turon.

 


On passe des ruisseaux, grimpe des rochers raquettes aux pieds. Certains passages sont délicats mais en trouver de bons n’est pas évidents.

Il faut observer une distance de sécurité entre chaque randonneur ce qui ralentit la progression. neouvielle8.jpg

  

A 11 heures, on arrive sur un petit plateau et on voit que les nuages jusque là statiques commencent à défiler.

 

 

 

 

On décide de faire demi-tour car il reste bien deux heures pour atteindre le Turon et le retour serait trop périlleux si la vallée est bouchée par les nuages.

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A midi nous sommes au refuge pour le repas du midi.

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Vers 13 heures le ciel est bien couvert et le vent se lève.

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Nous repartons vers le véhicule par le sentier où la neige avait bien fondu.

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