Rando en Haute Soule, Pic d'Orhy

 

Rando en Haute-Soule

et ascension du Pic d’Orhy (2017m) 

  28-29 MAI 2011

(Pays Basque)

Par le CD FFME 17

 

 

 

 

Jour 1

 

Départ du gîte d’étape « Logibar » à environ 2km500 en bas de Larrau.

Pour se faire une idée de l'itinéraire surprise et hors sentier

Nous empruntons le Gr 10 à 8h15 et suivons le sentier pittoresque qui longe le torrent sur notre droite pour arriver au pont de singe « Passerelle d’Holzarte » qui surplombe les gorges portant le même nom à plus de 150m de haut. Ce pont fut construit en 1920 comme l’indique les inscriptions romaines.

Passerelle suspendue d'Holzarté

 

 

Gorges d'Holzarté

 

Le ciel semble bien dégagé et nous avons déjà chaud. Nous traversons ces gorges et continuons à monter dans la forêt d’Holzarté. Je repère deux variétés d’orchidées qui furent présentes pendant ces deux jours en moyenne altitude : La néottie , nid d’oiseau et l’orchis maculata.

Néottie (orchidée) Orchis maculata (orchidée)

A 10h 30 petite pause près du petit pont d’Olhabidi et nous quittons le GR 10 ou le chemin de Sainte Engrâce pour continuer hors sentier.

Pont d'Olhabidi Lamier arbre extraordinaire qui nous invite au rêve et à la méditation

Parmi nous nous avons une pro de la cartographie et orientation, donc c’est pour cela que la majeure partie de la rando sera hors sentier, sinon il faut suivre le GR !!!

Nous continuons donc à monter pour arriver aux pâturages dont les pentes sont raides mais les paysages sont magnifiques avec ce vert tendre et ces fleurs très variées. La chaleur et sueur commencent à nous piquer.

Soudain vers midi nous arrivons sur une piste surplombant une vallée où des vautours planent juste au-dessus de nos têtes. Pas le temps de sortir son appareil, ils disparaissent très vite derrière les reliefs !

 

Des vautours passaient au-dessus de nos têtes

Pause pique nique : un peu de vent frais, une belle vallée et au loin des vautours qui tourbillonnent. Ces pâturages sont des lieux de vie pour les insectes coprophages :

 

Vue sur le Pic d'Anie

Insecte coprophage Insecte coprophage en action

 

 

un vautour

gentiane

 

Nous repartons en remontant sur un col pour atteindre un vallon.Nous aprécions cette ambiance sauvage. Le ciel bleu a disparu. Nous sommes dans le brouillard mais il fait très lourd et c’est étouffant lorsque nous traversons des bosquets.

Puis nous arrivons au-dessus d’un vallon avec des falaises sur notre gauche où un troupeau d’isards surpris par notre présence, nous regarde et bondit au fond de la vallée. Il fait sombre, ils sont loin, pas facile de zoomer sur eux :

Nous remontons des « couloirs rocailleux recouverts de fleurs de rocaille et gentianes. J’aime beaucoup cette ambiance avec lces couleurs vives de ces fleurs qui contrastent sur ces roches grises sur fond de brouillard. Certains passages, (sentiers de moutons) sont assez aériens et les versants assez raides : il faut se concentrer et bien assurer ses pas.

Passage un peu aérien au-dessus du vallon Fritillaire des pyrénées gentianes Les restes d'un gypaète barbu?

A un détour nous arrivons dans un lieu moins sauvage : piste et troupeau de moutons avec bergerie.

Sur notre gauche des chèvres typiques de la régions, sonnailles autour du cou.

Nous poursuivons sur la piste et le ciel se dégage. Nous arrivons au-dessus d’une autre vallée où se trouve la cabane de berger « cayolar », la cabane d’Ardané Gagnékoa pour y passer la nuit.

Il est donc 16H30 : 1200m de dénivelé positif et un peu de descente. Repérage des lieux : torrent (pour la toilette) presqu’à sec mais une source un peu plus en aval nous permet de faire des réserves d’eau. Nous passons l’après midi à observer la vallée (jumelles pour la première, photographie pour la deuxième et dessin pour la troisième): vols de vautour, flore, vaches et quelques anecdotes surprenantes :

 

Vautour percnoptère

 

En haut de la crête derrière la cabane nous observons deux ou trois vautours perchés le dos tourné. Plus bas un petit troupeau de moutons que nous avons croisé. Les moutons montent sur la crête jusqu’à se retrouver face à face avec les vautours. Et là, grosse discussion, négociations, menaces, intimidations…. Les moutons vont avoir peur des vautours ? Et bien non, les vautours ont cédé le passage ! (l’union fait la force !)

3 vautours percnoptères font le guet Des moutons arrivent Un peu d'inquiètude La discussion commence

Puis sur le versant opposé je vois une nouvelle forme. On prend les jumelles appareils photos et on émet des hypothèses : un isard ? Non. Une vache perdue ? Non plus. Soudain le port de tête est plus visible et nous pensons plutôt à une biche.

 

Un biche au loin très loin

 

 

Puis autour de la cabane:

C’est l’heure de l’apéro (pineau des Charentes qui prend le frais dans le torrent).

Confection du dîner et dodo pendant que les souris dansaient sur la table (ne pas oublier de suspendre la nourriture !!) .

JOUR 2

 

Départ 8h00.

Nous traçons notre chemin sur le versant opposé (vallon de Mulhédoy) plutôt raide pour le début de la journée pour atteindre le col. Nous traversons un troupeau de vaches à cornes aux sonnailles bien mélodieuses.

Nous atteignons la crête et apercevons un cheval esseulé sur notre gauche. (350m de dénivelé à l’heure).

  Un cheval au loin

Nous partons à droite (ouest) pour faire le Pic D’Orhy qui semble encore loin.

Pic d'Orhy

Nous suivons les crêtes parsemées de palombières.

Palombières sur les crêtes Une palombière

Nous arrivons sur une petite descente raide où un troupeau de moutons a bien du mal à nous laisser passer.

Parking en vue. Touristes en vue . Car de touristes en vue. Aïe ! Ca va être l’embouteillage sur le sentier qui mène au sommet !

 

 

Sommet du Pic d'Orhy

Mais un fois arrivé au sommet on a trouvé un endroit assez calme pour pique niquer (il est midi). Des vautours en vue ainsi que des milans noirs.

Au sommet du Pic d'Orhy

 

Un milan noir?

 

 

13h00 : On redescend hors sentier. Des nuages d’orages commencent à défiler au-dessus de nos têtes même si le ciel est bien bleu !! C’est raide, bien raide. On traverse la vallée. On surprend un isard.

Redescente le pic derrière nous C'est raide! Vallon de traverser et des petits nuages d'orage montent!

On rejoint une piste où sur des pâturages paissent moutons, vaches et chevaux. Nous continuons pour descendre sur le village de Larrau.

Chevaux et le Pic d'Orhy

Dernier regard sur le Pic d'Orhy

 

Redescente sur le village de Larrau

 

Larrau tout en bas

 

Nous arrivons à la Chapelle Saint Joseph : petite halte et repartons .

Pavot jaune (d'Irlande) Digitale

 

On arrive à Larrau après près de 3h00 de descente

 

Arrivée au véhicule sur le parking du « Logibar » à 16H30 avec un orage qui s’apprête à éclater.

 

Beau week-end en Haute-Soule aux paysages variés et riches en faune et flore !

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